OGM : Les grandes manœuvres
Le 19 janvier 2001
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De la carotte dans le riz (sans rire)
Pourtant, le béta-carotène doit rester cru !
Et voilà qu'il est question d'introduire, dans du riz, un gène pour synthétiser du béta-carotène (notamment) afin que le riz, comme la carotte, produise ce précurseur de la vitamine A. Cela servirait aux populations carencées en vitamine A, et cette création, si elle est possible (c'est encore de la science-fiction), serait mise gracieusement à disposition des populations. Joli coup de pub de la part des promoteurs des OGM, dont on peut légitimement douter de l'aspect désintéressé. Mais le pire est l'absurdité d'une telle idée :
- Il y a une différence majeure entre le riz qui est une céréale, qu'il faut impérativement faire cuire et la carotte, qui est un légume (une racine sucrée), parfaitement consommable cru, condition pour bien utiliser la provitamine A.
- La nature sachant parfaitement produire les carotènes, notamment dans les carottes, ne serait-il pas plus simple, plus logique et plus sage de favoriser la culture et la consommation de ce légume délicieux, pour les populations qui n'ont pas la chance d'en consommer ? En jus cru ou râpées, les carottes sont une source naturelle, simple et peu coûteuse de béta-carotène (que le foie transforme en vitamine A). Pas besoin pour cela de jouer les apprentis sorciers pseudo-désintéressés. Ils font semblant de ne pas savoir distinguer une céréale d'un légume, des fois que les consommateurs ne s'apercevraient pas de la supercherie...
Ce riz aux caroténoïdes, ne serait-il pas la carotte pour faire avancer les OGM dans l'esprit du grand public... ? Des fois... ?
La barrière des espèces : une fausse bonne idée
Un autre projet, totalement fou, vu son danger, est de modifier les "mauvaises herbes", pour qu'elles ne produisent plus de chlorophylle, et donc ne croissent pas. On a déjà les graines modifiées génétiquement (stratégie Terminator, ndlr) pour ne plus germer à la deuxième génération, on a celles pour résister aux désherbants... Imaginons une seconde que tout cela devienne incontrôlable... Or, ce n'est pas du catastrophisme, nous allons le démontrer :
C'est déjà arrivé de façon "naturelle", avec l'ESB ("vache folle"), qui est passée de l'animal à l'humain. Rappelons, à cette occasion, que les généticiens et biologistes, favoris des grands médias, nous certifiaient de façon péremptoire que l'ESB ne pouvait absolument pas passer des bovins aux humains et qu'il fallait être bien inculte pour dire le contraire. Pourtant, depuis 1994, les cas de transmission aux humains augmentent de 24 % par an en Angleterre. Or, ce sont les mêmes qui nous entraînent allègrement vers les OGM, sans avoir la décence de faire leur mea culpa, ni d'observer un minimum de prudence.
Même chose avec le virus HIV (sida), qui est passé du singe vert à l'humain. Précisons que cela est venu de vaccins élaborés sur des reins de singes, expérimentés en Afrique (Ouganda). Le singe vert est naturellement porteur d'un HIV inoffensif. Le traitement pour élaborer le vaccin a provoqué sa mutation, il est alors devenu pathogène pour les humains, avec un pouvoir de mutation "naturelle" mille fois plus grand que le nôtre (en un an, le HIV s'adapte aux différentes thérapies, lorsqu'il faudrait un millénaire pour que notre organisme fasse de même...). La machine infernale était lancée. Là, il s'agissait de modifications génétiques "naturelles" (même si ce sont à l'origine, des absurdités humaines). Que dire des manipulations génétiques... ?
La génocacophonie
L'ADN est le résultat de milliards d'années d'évolution. C'est une suite logique, harmonieuse, de quatre "briques" de base, disposées selon une suite mathématique rigoureuse. Or, "greffer" un gène parasite, étranger (y compris d'un règne à l'autre), revient à chambouler toute cette harmonie (d'autant que le gène "greffé" s'insère de façon incontrôlée). On peut comparer cela à une symphonie de Beethoven, à laquelle on ajouterait, au hasard, une partition de musique baroque. Le résultat serait de passer de l'harmonie à la cacophonie. Génétiquement, c'est monstrueux. L'ordre millénaire est détruit, avec des conséquences irréparables, effrayantes (dont le risque probable de mutations "folles").
Or, comme pour le nucléaire, ces conséquences seront supportées par les générations à venir, ce qui est totalement immoral. On doit réagir. Les groupes industriels qui veulent imposer, cela sont très puissants. Mais c'est à nous de refuser systématiquement et catégoriquement tout OGM, sans admettre la moindre trace de pollution. Il faut exiger cette intransigeance de nos politiciens (importation zéro).
La nature passée au mixeur
Sur terre, il y a trois règnes (plus un) : le règne minéral, le règne végétal, qui puise dans le premier, pour se nourrir avec la photosynthèse chlorophyllienne, et le règne animal, qui, directement ou indirectement, puise sa nourriture dans le second. Enfin, un règne parallèle, sans quoi les différentes phases de la vie ne pourraient pas se faire, qui est celui des champignons et des microorganismes. Hormis le règne minéral, les individus vivants possèdent un capital génétique, caractéristique au règne, à l'espèce, à la race et même à l'individu. Les échanges d'informations chromosomiques ne peuvent pas se faire naturellement, entre espèces, c'est d'ailleurs ce qui différencie les espèces (alors que les échanges sont possibles entre races). Evidemment, les échanges sont, à plus forte raison, impossibles entre règnes.
C'est pourtant ce que l'homme s'acharne à faire, en introduisant contre nature des informations génétiques, par exemple d'un végétal, dans le patrimoine d'un animal, ou réciproquement. Lorsqu'on sélectionne des végétaux ou des animaux, pour avoir des caractéristiques particulières, on ne fait qu'utiliser et sélectionner les informations existantes au sein d'une espèce. Avec la transgénie, on mélange tout, on introduit dans une espèce, pire, dans un règne, des informations qui n'y étaient pas à l'origine.
- Lorsqu'un gène est introduit dans une plante pour la rendre résistante à un parasite, l'agriculteur peut avoir intérêt à ne plus avoir à utiliser de pesticides, tant pour lui que pour l'environnement. L'expérience montre qu'il en est autrement. Il arrive avec les OGM, ce qui est déjà advenu pour l'usage systématique (et donc abusif) des antibiotiques, à savoir la mutation des germes, qui finissent par devenir résistants.
Au lieu de résister au parasite d'origine, c'est la plante qui voit ce dernier muter pour lui résister. Tout est alors à refaire, sauf que là, il n'y a plus dans la nature de gène pour lutter contre le parasite devenu résistant. Le danger est tel que les apprentis sorciers qui mettent ces OGM sur le marché sont obligés de demander aux agriculteurs de semer une partie de graines non modifiées, pour contenir (si possible) les mutations du parasite... ! Autre aspect du problème : en introduisant un gène capable de synthétiser un pesticide, non seulement on modifie l'écologie interne du végétal, qui ne correspond plus à ce que l'on attendait de lui, mais cela revient à consommer le pesticide...
- Lorsqu'un gène est introduit dans une plante pour la rendre résistante à un désherbant, cela permet d'utiliser ce désherbant sans précaution pour la plante. Là, l'intérêt est à l'évidence pour le fournisseur de l'OGM, qui est aussi le fournisseur du désherbant correspondant au gène introduit. Parce que pour ce qui est des consommateurs, c'est une plante gorgée de désherbant qu'ils ingurgitent. Quant à l'environnement...
- Lorsqu'un gène est introduit dans un organisme, on crée de toute pièce une nouvelle variété ou race. Les promoteurs de cette pratique disent enrichir la biodiversité ! En pratique, c'est l'inverse qui se produit. N'utilisant plus les variétés naturelles, elles tendent à disparaître, pour ne plus conserver que les OGM. C'est d'ailleurs le but commercial des fournisseurs d'OGM, facile à comprendre (mais totalement inacceptable).
- Lorsqu'un gène est introduit dans une plante, son pollen est disséminé par le vent et les insectes, et le risque est grand de voir le gène échapper à tout contrôle.
- Il est choquant et inquiétant de voir briser les barrières naturelles, établies entre les espèces et, à plus forte raison, entre les règnes (végétal et animal). On est en droit de penser que la nature n'a pas mis ces barrières sans raisons impérieuses. Quelles conséquences auront ces transgressions... ?
Jacques Paltz, naturopathe
Bienvenue en Absurdie, le pays où tout est possible, le pays dirigé par de savants sorciers pour qui la Nature serait incapable de fournir les réponses adéquates à leurs fantasmes bornés au très court terme. Ainsi cherche-t-on à introduire du béta-carotène dans le riz afin de soulager la souffrance des populations carencées. Mais qui aurait pensé à cultiver des carottes tout simplement ? Mais ça, ce n'est pas high-tech... C'est même plutôt ringard...Un bras de fer s'est engagé entre les consommateurs et les multinationales qui veulent nous faire avaler n'importe quoi. Pour imposer les OGM, tous les coups sont "permis". Ce seraient des graines naturelles, "légèrement" contaminées avec des variétés génétiquement modifiées, que le gouvernement, parfaitement au courant, laisse semer, pour lâcher l'information des mois après, histoire de tester la réaction du public et des agriculteurs. Ce sont aussi les "futures retombées" médicales que l'on fait miroiter, comme alibi. C'est carrément le grand jeu de l'humanitaraire désintéressé, exploitant à fond la carte de la sensiblerie, une mine inépuisable pour récupérer des fonds, se parant de vertus humanitaires, pour rhabiller les desseins les plus mercantiles, (une sorte de blanchiment d'objectifs sales en quelque sorte).
Pourtant, le béta-carotène doit rester cru !
Et voilà qu'il est question d'introduire, dans du riz, un gène pour synthétiser du béta-carotène (notamment) afin que le riz, comme la carotte, produise ce précurseur de la vitamine A. Cela servirait aux populations carencées en vitamine A, et cette création, si elle est possible (c'est encore de la science-fiction), serait mise gracieusement à disposition des populations. Joli coup de pub de la part des promoteurs des OGM, dont on peut légitimement douter de l'aspect désintéressé. Mais le pire est l'absurdité d'une telle idée :
- Il y a une différence majeure entre le riz qui est une céréale, qu'il faut impérativement faire cuire et la carotte, qui est un légume (une racine sucrée), parfaitement consommable cru, condition pour bien utiliser la provitamine A.
- La nature sachant parfaitement produire les carotènes, notamment dans les carottes, ne serait-il pas plus simple, plus logique et plus sage de favoriser la culture et la consommation de ce légume délicieux, pour les populations qui n'ont pas la chance d'en consommer ? En jus cru ou râpées, les carottes sont une source naturelle, simple et peu coûteuse de béta-carotène (que le foie transforme en vitamine A). Pas besoin pour cela de jouer les apprentis sorciers pseudo-désintéressés. Ils font semblant de ne pas savoir distinguer une céréale d'un légume, des fois que les consommateurs ne s'apercevraient pas de la supercherie...
Ce riz aux caroténoïdes, ne serait-il pas la carotte pour faire avancer les OGM dans l'esprit du grand public... ? Des fois... ?
La barrière des espèces : une fausse bonne idée
Un autre projet, totalement fou, vu son danger, est de modifier les "mauvaises herbes", pour qu'elles ne produisent plus de chlorophylle, et donc ne croissent pas. On a déjà les graines modifiées génétiquement (stratégie Terminator, ndlr) pour ne plus germer à la deuxième génération, on a celles pour résister aux désherbants... Imaginons une seconde que tout cela devienne incontrôlable... Or, ce n'est pas du catastrophisme, nous allons le démontrer :
C'est déjà arrivé de façon "naturelle", avec l'ESB ("vache folle"), qui est passée de l'animal à l'humain. Rappelons, à cette occasion, que les généticiens et biologistes, favoris des grands médias, nous certifiaient de façon péremptoire que l'ESB ne pouvait absolument pas passer des bovins aux humains et qu'il fallait être bien inculte pour dire le contraire. Pourtant, depuis 1994, les cas de transmission aux humains augmentent de 24 % par an en Angleterre. Or, ce sont les mêmes qui nous entraînent allègrement vers les OGM, sans avoir la décence de faire leur mea culpa, ni d'observer un minimum de prudence.
Même chose avec le virus HIV (sida), qui est passé du singe vert à l'humain. Précisons que cela est venu de vaccins élaborés sur des reins de singes, expérimentés en Afrique (Ouganda). Le singe vert est naturellement porteur d'un HIV inoffensif. Le traitement pour élaborer le vaccin a provoqué sa mutation, il est alors devenu pathogène pour les humains, avec un pouvoir de mutation "naturelle" mille fois plus grand que le nôtre (en un an, le HIV s'adapte aux différentes thérapies, lorsqu'il faudrait un millénaire pour que notre organisme fasse de même...). La machine infernale était lancée. Là, il s'agissait de modifications génétiques "naturelles" (même si ce sont à l'origine, des absurdités humaines). Que dire des manipulations génétiques... ?
La génocacophonie
L'ADN est le résultat de milliards d'années d'évolution. C'est une suite logique, harmonieuse, de quatre "briques" de base, disposées selon une suite mathématique rigoureuse. Or, "greffer" un gène parasite, étranger (y compris d'un règne à l'autre), revient à chambouler toute cette harmonie (d'autant que le gène "greffé" s'insère de façon incontrôlée). On peut comparer cela à une symphonie de Beethoven, à laquelle on ajouterait, au hasard, une partition de musique baroque. Le résultat serait de passer de l'harmonie à la cacophonie. Génétiquement, c'est monstrueux. L'ordre millénaire est détruit, avec des conséquences irréparables, effrayantes (dont le risque probable de mutations "folles").
Or, comme pour le nucléaire, ces conséquences seront supportées par les générations à venir, ce qui est totalement immoral. On doit réagir. Les groupes industriels qui veulent imposer, cela sont très puissants. Mais c'est à nous de refuser systématiquement et catégoriquement tout OGM, sans admettre la moindre trace de pollution. Il faut exiger cette intransigeance de nos politiciens (importation zéro).
La nature passée au mixeur
Sur terre, il y a trois règnes (plus un) : le règne minéral, le règne végétal, qui puise dans le premier, pour se nourrir avec la photosynthèse chlorophyllienne, et le règne animal, qui, directement ou indirectement, puise sa nourriture dans le second. Enfin, un règne parallèle, sans quoi les différentes phases de la vie ne pourraient pas se faire, qui est celui des champignons et des microorganismes. Hormis le règne minéral, les individus vivants possèdent un capital génétique, caractéristique au règne, à l'espèce, à la race et même à l'individu. Les échanges d'informations chromosomiques ne peuvent pas se faire naturellement, entre espèces, c'est d'ailleurs ce qui différencie les espèces (alors que les échanges sont possibles entre races). Evidemment, les échanges sont, à plus forte raison, impossibles entre règnes.
C'est pourtant ce que l'homme s'acharne à faire, en introduisant contre nature des informations génétiques, par exemple d'un végétal, dans le patrimoine d'un animal, ou réciproquement. Lorsqu'on sélectionne des végétaux ou des animaux, pour avoir des caractéristiques particulières, on ne fait qu'utiliser et sélectionner les informations existantes au sein d'une espèce. Avec la transgénie, on mélange tout, on introduit dans une espèce, pire, dans un règne, des informations qui n'y étaient pas à l'origine.
- Lorsqu'un gène est introduit dans une plante pour la rendre résistante à un parasite, l'agriculteur peut avoir intérêt à ne plus avoir à utiliser de pesticides, tant pour lui que pour l'environnement. L'expérience montre qu'il en est autrement. Il arrive avec les OGM, ce qui est déjà advenu pour l'usage systématique (et donc abusif) des antibiotiques, à savoir la mutation des germes, qui finissent par devenir résistants.
Au lieu de résister au parasite d'origine, c'est la plante qui voit ce dernier muter pour lui résister. Tout est alors à refaire, sauf que là, il n'y a plus dans la nature de gène pour lutter contre le parasite devenu résistant. Le danger est tel que les apprentis sorciers qui mettent ces OGM sur le marché sont obligés de demander aux agriculteurs de semer une partie de graines non modifiées, pour contenir (si possible) les mutations du parasite... ! Autre aspect du problème : en introduisant un gène capable de synthétiser un pesticide, non seulement on modifie l'écologie interne du végétal, qui ne correspond plus à ce que l'on attendait de lui, mais cela revient à consommer le pesticide...
- Lorsqu'un gène est introduit dans une plante pour la rendre résistante à un désherbant, cela permet d'utiliser ce désherbant sans précaution pour la plante. Là, l'intérêt est à l'évidence pour le fournisseur de l'OGM, qui est aussi le fournisseur du désherbant correspondant au gène introduit. Parce que pour ce qui est des consommateurs, c'est une plante gorgée de désherbant qu'ils ingurgitent. Quant à l'environnement...
- Lorsqu'un gène est introduit dans un organisme, on crée de toute pièce une nouvelle variété ou race. Les promoteurs de cette pratique disent enrichir la biodiversité ! En pratique, c'est l'inverse qui se produit. N'utilisant plus les variétés naturelles, elles tendent à disparaître, pour ne plus conserver que les OGM. C'est d'ailleurs le but commercial des fournisseurs d'OGM, facile à comprendre (mais totalement inacceptable).
- Lorsqu'un gène est introduit dans une plante, son pollen est disséminé par le vent et les insectes, et le risque est grand de voir le gène échapper à tout contrôle.
- Il est choquant et inquiétant de voir briser les barrières naturelles, établies entre les espèces et, à plus forte raison, entre les règnes (végétal et animal). On est en droit de penser que la nature n'a pas mis ces barrières sans raisons impérieuses. Quelles conséquences auront ces transgressions... ?
Jacques Paltz, naturopathe


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