La question sest posée dès la révolution française : comment donner un titre de propriétéà un inventeur sur quelque chose qui nest pas un bien (une machine peut être copiée), ni une idée (la machine a une forme précise), mais sur un procédé ? Comment concilier lintérêt particulier de linventeur et lintérêt général de la communauté susceptible de profiter du procédé ?
Ainsi sont nés les droits de Propriété Intellectuelle et Industrielle. Dès lorigine, un brevet accorde un monopole limité dans le temps afin que lintérêt général soit préservé. Cest une garantie rendue possible par les pouvoirs de lEtat, gérée par lInstitut National de la Propriété Industrielle (INPI).
Bien sûr, le titulaire dun brevet peut monnayer ce droit en passant un contrat de licence.
Jusquau milieu du XX ème siècle, linventeur pouvait être récompensé, et la collectivité pouvait profiter des innovations. Aujourdhui, nous savons que les brevets freinent les découvertes, et nous disposons dun recul suffisant pour évaluer les conséquences désastreuses des brevets sur le vivant. Cest à une véritable guerre économique entre des entreprises qui disposent de moyens financiers colossaux que nous assistons, guerre dans laquelle les populations les plus démunies sont les premières victimes
A lorigine, un brevet devait recouvrir une invention, non une découverte, mais nous verrons que ce nest plus le cas. Autrefois, un brevet ne devait pas protéger un produit, mais seulement le procédé qui permet de lobtenir. Puis le législateur a jugé recevable le dépôt de brevet non seulement sur le procédé qui permet de synthétiser une molécule mais sur la nouvelle molécule obtenue, ce qui sinscrit en totale contradiction avec les principes originels du droit des brevets.
Prenons lexemple dun laboratoire qui synthétise une molécule. Il peut alors disposer dun premier brevet sur le procédé et dun second, un brevet de produit, sur la molécule. Imaginons quun concurrent mette au point un nouveau procédé plus économique ou plus fiable pour synthétiser cette même molécule. Le brevet de produit peut en bloquer la commercialisation pendant 20 ans.
Aujourdhui lUSPTO1 délivre de très nombreux brevets de produit sur lADN. Un brevet a été délivré àlentreprise Human Genome Sciences (HGS) pour le gène CCR5. À lépoque, HGS ne soupçonnait pas que ce gène pourrait être utilisé dans la lutte contre le SIDA. Mais comme le souligne et le regrette lAcadémie des Sciences, tout développement thérapeutique basé sur lutilisation de CCR5 ( ) sera dépendant du brevet HGS qui pourra ( ) sopposer àlutilisation de la séquence en cause 2.
Il ny a pourtant aucune invention dans la description de la fonction théorique dun gène.
LAcadémie des Sciences2 explique que la découverte qui nest pas une invention- peut être et est en fait souvent- simplement déduite de comparaisons informatiques entre des éléments de séquence du gène breveté et la séquence dautres gènes connus. Axel Kahn parle des procédés largement automatisés qui ont cessé depuis longtemps d'être innovants 3. Deviner la fonction des gènes par informatique est devenu une question de puissance de calcul.4. La société Celera Genomics qui dispose dune avance informatique certaine en ce domaine a ainsi pu déposer des milliers de demandes de brevets.
OMC et bio-prospection
LOrganisation mondiale du commerce, -Marrakech 1994- comprend des Accords sur les Droits de Propriété Intellectuelle et le Commerce (Adpic). Larticle 27.3b5 oblige les pays signataires à accepter des droits de brevets sur les micro-organismes, ainsi que des droits (traduire le pouvoir) sui generis (adaptés selon le lieu) pour les espèces végétales.
Les pays africains contestent cet article 27.3b6, et ont établi à lOrganisation de lUnitéAfricaine une législation pour équilibrer les droits des communautés locales, des agriculteurs et des sélectionneurs dans laquelle les droits des sélectionneurs sont subordonnés au droit des agriculteurs. LOUA précise toutes les formes de vie sont à la base de la survie humaine et par conséquent, la brevetabilité du vivant ou lappropriation exclusive de toute forme de vie, y compris toute partie ou dérivée, viole le droit fondamental de la personne humaine à la vie 7.
Le Sud présente une biodiversité incomparablement plus riche que le Nord. La seule Malaisie compte 2300 espèces darbres, soit 18 fois plus que lEurope, pourtant 100 fois plus vaste8.
Depuis des siècles, les paysans pakistanais et indiens font un travail de sélection sur le riz basmati. Quelle ne fût pas leur surprise en apprenant quun brevet sur un tel riz, différant très légèrement de deux variétés répertoriées avait été accordé àlentreprise américaine RiceTec9, propriété du Prince Hans Adam II du Lichtenstein. Les indiens et pakistanais, sils avaient voulu exporter leur riz, auraient du prouver quil nétait pas une contrefaçon de celui de RiceTec. On voit ici lénorme pouvoir que confère le brevet ; il retourne la charge de la preuve en forçant le faible à prouver quil na pas contrefait ! Heureusement, suite à une plainte de lInde et à une forte campagne internationale lentreprise a accepté de retirer plusieurs des revendications de son brevet10.
En 1994, Larry Proctor qui dirige lentreprise Pod-Ners passe ses vacances au Mexique. Il prend connaissance dune variété de haricot jaune très prisée des mexicains. Il en rapporte un sac et prétend avoir fait de la sélection sur cette variété, et il dépose le 15 novembre 1996 (sachant quil faut entre deux et six ans pour vérifier la stabilité dune lignée)une demande de brevet, sur tout haricot de couleur jaune, qui lui a été accordée le 13 avril 199911. Dès le 5 octobre 1999, il intente un procès à deux exportateurs mexicains. Un dentre eux expliquera quau début il a cru que cétait une blague. Comment Pod-Ners pouvait-elle avoir inventé ce que les mexicains cultivent depuis des siècles ? 12.
Lahyauasca est une plante médicinale commune chez les chamans dAmazonie. Un chercheur du secteur public américain a obtenu un brevet sur son principe actif. Il a fallu que des chamans soient conduits aux Etats Unis, quils fassent leurs rites et surtout quon trouve des publications écrites, de type scientifique pour constater que le principe actif était déjà connu. In fine, le brevet a été cassé.
Avec ces seuls trois exemples on comprend que les offices de brevets enregistrent le dépôt sans pouvoir prendre le temps deffectuer les vérifications techniques et scientifiques. LUSPTO a déjà reçu des centaines de milliers de demandes sur des gènes, issus ou non de manipulations génétiques. Pour chaque dépôt abusif il faudra prouver lantériorité de la variété attaquée, entamer des démarches juridiques dans un autre pays et payer les 200.000 $ de frais de procédure. Concrètement les petits capituleront. Dans les Adpic, le terme quil conviendrait dutiliser est celui de bio-piraterie en lieu et place de celui de bio-prospection.
Les licences forcées (ou obligatoires) sont une disposition des accords de lOMC. En substance, si un pays a un problème de santé publique important, si dautre part un brevet "protège" un médicament qui lui serait utile, il peut refuser de façon exceptionnelle, de payer les royalties. Mais comment ce type de disposition se traduit-il en pratique dans un contexte de guerre économique ?
La Thaïlande, où le SIDA est un problème de santé publique que nul ne conteste, a souhaité appliquer cette disposition13.Dans la semaine qui a suivi, les Etats Unis ont multiplié par dix les taxes sur les pierres précieuses dimportation thaïlandaises.
Les Thaïlandais ont compris le message : en Thaïlande la pandémie du Sida se répand.
LAfrique du Sud constitue la seule exception : les sociétés pharmaceutiques ont fait machine arrière. Mais que se serait-il passé si Médecins Sans Frontières, et de nombreuses personnalités occidentales navaient pas attiré lattention des médias sur la plainte déposée par quarante trois laboratoires géants qui se préparaient juridiquement à condamner des millions de Sud africains à périr du Sida ?
La directive 98/44/CE
Après dix ans de négociations entre la Commission et les lobbysmes des biotechnologies regroupés au sein dEuropabio, la directive 98/44 14 a été adoptée à Strasbourg le 6 juillet 1998, dans sa troisième version présentée au Parlement15 Européen. Comme la expliqué le Commissaire européen Pascal Lamy, cette directive vise à faire respecter les Adpic. En pratique cela revient à aligner le droit européen sur le droit des USA. Certes, en date du 1erOctobre 2001, seuls trois Etats membres ont acceptés de traduire cette directive en droit interne mais déjà lOffice Européen des Brevets accepte le dépôt de brevets, tel le saumon transgénique, qui hier encore ne pouvait en faire lobjet. La directive 98/44 a été transposée à lOEB, alors que ses administrateurs, les Etats, nen ont pas aujourdhui les compétences juridiques.
Les biotechnologies opèrent des manipulations génétiques.Le droit international sétablit sur des manipulations langagières. Le terme "matière biologique" ne figure pas moins de moins de quarante-trois fois dans la 98/44/. On peut entendre dans cette expression "matière biologique " la même connotation que dans celle de " matériel humain" quemployaient les médecins nazis. Accoler deux termes antagonistes est très précisément ce que les linguistes dénomment un oxymore.
Cette directive crée en réalité un privilège sur la découverte de gènes (article 5-2), même si la structure de cet élément est semblable à celle dun élément naturel . Le brevet de gènes sajoute au brevet du médicament. Cest lespérance pour quelques géants de la pharmacie dengranger des milliards de dollars sur des marchés oligopolistiques verrouillés par les brevets. Prenons lexemple des brevets de Myriad Genetics déposé à lOEB sur les gènes de prédisposition au cancer du sein.16LInstitut Curie a engagé une procédure dopposition contre les brevets sur les gènes BRCA 1 et 2. La batterie de brevets de Myriad Genetics couvre tous les droits dutilisation du BRCA 1 et 2 pour les tests diagnostiques comme les thérapies à venir qui sappliqueraient au cancer du sein ou des ovaires. Déjà Myriad interdit tout test de dépistage qui ne serait pas fait par ses soins17. Ce laboratoire poursuit ainsi des hôpitaux et exige de faire les tests lui-même. Ainsi, par le brevet, le dépistage, comme les soins, deviennent monopoles.
Le docteur J. Orbinski, président de Médecins Sans Frontière écrit quau Kenya où il est protégé par un brevet, le traitement au fluconazol (médicament de méningites opportunistes du SIDA), coûte 120 francs par jour. En Thaïlande où il nest pas "protégé", il coûte 4 francs par jour18.
Au cours de lannée 2000, un distributeur ghanéen de médicaments, Healthcare avait acheté un lot de Duovir (la version générique du Combivir de Glaxo Welcome, le premier laboratoire mondial), à Cipla, une entreprise indienne spécialisée dans la production de génériques. Le médicament de Cipla coûte 1,74 dollar par jour, soient 600 dollars par an, quelques pour cent du prix pratiqué par Glaxo. Alors que le brevet de Glaxo nest pas valable au Ghana, cette entreprise considère que ces importations transgressent son brevet. Devant la menace de procès, Cipla interrompt ses livraisons, les médicaments livrés restent en stock et les malades meurent19 . Le Combivir combine deux molécules, lAZT et le 3TC. Les ventes totales de ces deux molécules sont de 1,1 milliard de dollars 20. LAZT, découvert par le National Cancer Institute - recherche publique - au début des années 60 sétait révélé peu efficace contre le cancer. En 1987, avec la montée de lépidémie de sida, Glaxo sintéresse à lAZT. Il le fait tester en même temps que dautres molécules par le NCI qui a mis au point les méthodes de criblage de médicaments anti-sida. Glaxo dépose en même temps un brevet sur lAZT comme médicament anti-sida. Et lorsque les tests du NCI se révèlent prometteurs, il devient " linventeur" du premier médicament anti-sida. Brevet aidant, il en fait lun des médicaments les plus coûteux jamais vendu.
A condition que ce ne soit que pour des recherches non commerciales, des recherches peuvent être faites en utilisant un brevet, sans avoir à payer de royalties. Pourtant sous cette apparente généreuse disposition les conséquences sont néanmoins catastrophiques. Lapplication pratique de cette "exemption de recherche" se traduit ainsi : le titulaire dun brevet impose des licences aux conditions quil veut et peut donc exiger un contrôle sur les applications des découvertes ultérieures Cest ainsi que DuPont, qui a breveté une souris génétiquement manipulée pour développer des cancers, a offert des licences de brevets pour la recherche non commerciale sous condition que les licenciés lui rapportent, toute nouvelle découverte qui serait faite par le biais de cette souris 21 . DuPont sarroge ainsi un monopole sur les retombées inconnues de son brevet.
De même, Human Genome Science (HGS), une entreprise américaine a déposé un brevet sur une bactérie qui intervient dans la méningite22. Si un chercheur trouve un vaccin qui fait intervenir cette bactérie, le coût du vaccin sera augmenté des royalties. Julia Warren, de la Meningitis Research Foundation déclarait je suis abasourdie. Cela pourrait rendre les soins pour les enfants prohibitifs 31.
Obstacles à la recherche
J. Bessen démontre dans plusieurs publications23 , en quoi le lien brevets/dynamisme de la recherche est infondé. Pour cela, il a défini des domaines à innovation séquentielle : une innovation est séquentielle quand elle fait suite à une autre et que le produit final est lenchevêtrement de ces innovations interdépendantes. Dans un tel domaine, le brevet permettant dempêcher lusage dune invention, une seule personne peut bloquer la sortie du produit et donc annihiler les retours sur investissements des autres. On parle alors dinsécurité juridique car le développement dun produit est conditionné par le bon vouloir de nombreux intervenants. Ainsi le droit des brevets devient un instrument qui se transforme en levier de concentration capitalistique.
Une étude britannique24portant sur la propriété industrielle, dans tout domaine dactivités confondu, a conclu après avoir interrogé 2600 PME anglaises que le système des brevets est au mieux non pertinent pour la plupart des petites entreprises .
La recherche publique passe sous le contrôle de gigantesques complexes financiers.
Prenons un exemple en génétique végétale : le Golden Rice25 (riz doré censé résoudre le déficit en pro-vitamine A des populations du Sud Est asiatique). Il a été développé par des chercheurs du secteur public qui nont pas pu le "libérer" des 70 brevets qui le verrouillaient. Le Golden Rice est aujourdhui la propriété du premier groupe agrochimique mondial Syngenta.
Dans le domaine biomédical, un article dans Science26conclut que la privatisation de la recherche biomédicale ( ) risque de créer une tragédie ( ) par la prolifération de droits de propriété intellectuelle fragmentés et redondants .
Pour les variétés génétiquement modifiées, lINRA27 nous précise que le coût par brevet pendant les 10-20 ans de sa durée de vie est de 100.000 à 500.000 $ pour le simple entretien. Encore faut-il avoir les moyens juridiques et financiers de le défendre. En génétique, cela coûte en moyenne 1,6 millions de dollars par contestation de brevet.
Cependant, on assiste au déploiement de la force de frappe financière de lindustrie pharmaceutique américaine qui a dépensé 235,7 millions de dollars entre 1997 et 1999 en lobbying auprès du sénat américain et du gouvernement28.
Quand Marie et Pierre Curie ont découvert les applications de la radioactivité en médecine, ils ont choisi, explicitement, de ne pas breveter. Ils voulaient en effet que cette technique soit partagée. Un brevet aurait freiné laccès à ce procédé thérapeutique. Lhistoire leur a donné raison.
Pour ce qui est de lADN humain, pourquoi W. Clinton et A. Blair ont-ils déclaré solennellement : laccès sans encombrement à cette information va promouvoir des découvertes qui vont réduire le fardeau des maladies, améliorer la santé dans le monde entier, et améliorer la qualité de la vie de lhumanité toute entière 29 ? Cette déclaration portant sur lexemption de brevet sur les gènes humains se garde bien de préciser que les humains partagent de 95 à 99% - selon les sources- de leurs gènes avec les chimpanzés. Ce distinguo entre gènes humains et non humains est vide de sens.
Cependant dans cette déclaration, les deux chefs dEtats affirment que le libre accès à la connaissance du génome humain améliorerait la qualité de la vie de lhumanité. En quoi, ce qui est vrai pour le génome humain ne le serait pas pour celui des plantes et les bactéries ?Nous avons vu que lévolution des droits de propriété intellectuelle et industrielle a des conséquences inverses aux objectifs pour lesquels ils ont été initialement instaurés.
Trop souvent un brevet "clé" verrouille un domaine entier. Cest la raison pour laquelle de nombreux chercheurs du secteur public 30et lOrdre mondial des médecins31partagent ce point de vue. Par la prolifération de droits de propriété intellectuelle fragmentés et redondants les actuelles législations sur les brevets ont des conséquences catastrophiques.
Le droit au bénéfice financier ne peut pas passer devant celui des populations à se nourrir et à avoir accès aux soins.
Nous demandons :
- labrogation de la 98/44/CE,
- le rejet des Adpic de lOrganisation Mondial du Commerce,
- que les nations de lUnion reprennent le contrôle sur la politique de lOffice Européen des Brevets,
- lexamen des législations destinées à faciliter les innovations par le Parlement,
- dexclure les êtres vivants et leurs parties (gènes, séquences de gènes) des droits de propriété industrielle.
Collectif contre les brevets sur le vivant
Tél. 01 43 47 49 86
Email Brevetsurlevivant@hotmail.com
Un argumentaire complet peut être consulté et téléchargé notamment sur www.OGMdangers.org/actions/brevets
1 Office US des marques et brevets http://www.uspto.gov
4 B. Alberts, A. Klug, Nature, 404, 325, 2000.
6 On pourra par exemple consulter la contestation par le Kenya àhttp://www.wto.org/ddf/ep/D3/D3352e.doc
7 Cette loi peut être consultée à http://www.grain.org/fr/publications/oau-fr.cfm
8 Le grand massacre, lavenir des espèces vivantes, Prof. F. Ramade Hachette.
11 brevet n° #5,894,079 consultable à partir dehttp://www.uspto.gov.
12 Plusieurs articles sur lEnola bean ou le Mexican bean sur http://www.rafi.org.
13 Article du Monde du mercredi 1 décembre 1999 par Paul Benkimoun qui donne aussi lexemple dun fongicide produit trente fois moins cher par la Thaïlande, mais quelle a du arrêter de produire à cause de pressions américaines.
15 En principe cela est contraire au traité de Maastricht. La présentation de mars 1995 a été rejetée par 240 voix contre, 188 pour et 23 abstentions http://www.larecherche.fr/VIEW/332/03320341.html
16 Lire M. Cassier et J-P Gaudillère, Le génome : bien privé ou bien commun ? , Biofutur, 204, oct. 2000.
17 M. Cassier et J.P. Gaudillière, La Recherche 341 avril 2001 pp. 76-79
18 J. Orbinski Pour, n° 63 Mars 2000 et de façon beaucoup plus exhaustive: http://www.cptech.org/ip/health/fluconazole/index.html. On pourra aussi lire les comparaisons des prix de ce médicament dans différents pays paru dans The Lancet Volume 356, Numéro 9247 16 Décembre consultable sur http://lists.essential.org/pipermail/pharm-policy/2001-January/000579.html.
19 Wall Street Journal, 1er décembre 2000.
20 Ibid.
21 Note 27 de larticle de Heller et Eisenberg (référencé en note 26).
22 The Guardian 7 mai 1998 consultable sur http://www.gene.ch/gentech/1998/May-Jul/msg00021.html
24 Background and Overview of the Intellectual Property Initiative, Ron Coleman et David Fishlock http://www/info.sm.umist.ac.uk/esrcip/Projects/INDEX.HTM
26 M.A. Heller et R.S. Eisenberg Can patents deter innovation ? The anticommons in biomedical research Science Vol. 280 1 mai 1998 698-701 http://www.sciencemag.org/cgi/content/full/280/5364/698
28 Public Citizen, "Addicting Congress: Drug Companies' Campaign Cash & Lobbying Expenses, July 6, 2000
29 10 Downing Street Press Office. Joint statement by the Prime Minister and President Clinton on Human Genetic Research to Ensure that Discoveries from the Human Genome are used to Advance Human Health, 14 mars 2000
30 Ainsi Hervé Thiellement, professeur à l'Université de Genève et directeur de recherches à l'INRA Les génomes font partie du patrimoine de l'humanité toute entière et de tous les êtres vivants qui peuplent cette planète. Il faut donc aller plus loin et interdire de breveter un gène http://www.Humanite.fr/journal/2000/2000-07/2000-07-22/2000-07-22-026.html
31 World Medical Association council Meeting Press release 8 mai 2000 défend quil faut empêcher la brevetabilité du génome à cause des limitations potentielles sur la disponibilité de nouveaux traitements pour les malades et les restrictions au transfert de connaissances


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