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Le Magnétisme
Le 11 mars 2003
Vu dans Biocontact Peut-on "agir" à distance ?
L'histoire du magnétisme ne date pas d'hier puisque les Egyptiens, les Grecs ou les Chinois le pratiquaient couramment. Les chercheurs du siècle dernier furent raillés par leurs pairs. Et ce sont les Russes qui mené les recherches les plus poussées.
Le mot magnétisme désigne tout ce qui concerne les propriétés de l'aimant naturel ou magnétite. A la lumière de la nouvelle vision de l'Univers et du fonctionnement interne de l'être humain, le magnétisme se dépouille de sa connotation purement magique pour devenir une thérapeutique rationnelle - au sens propre de ce mot bien galvaudé - en parfait accord avec les découvertes sur les champs énergétiques. Il devient alors normal qu'en travaillant sur la structure énergétique de l'homme, on puisse avoir un effet sur ses organes sans même les toucher, voire à distance. En 1988, un sondage révélait que 47 % des Français pensaient que nos maux pouvaient être soulagés par l'imposition des mains. En 1993, un autre sondage, effectué dans les mêmes conditions et paru dans le journal Le Monde, récoltait 55 % de "oui" à la question posée. Sans doute un nouveau sondage montrerait-il une nouvelle augmentation du nombre de convertis aux bienfaits du magnétisme. Cela prouve bien l'intérêt croissant des citoyens pour les médecines douces et le magnétisme.

Les différents corps
L'énergie curative a été utilisée depuis la plus haute Antiquité par les sorciers et les chamans de tous les continents. Toutes les civilisations qui ont jalonné l'histoire de l'humanité ont fait appel à cette énergie que canalisaient les sorciers, les prêtres, les chamans. Quels que soient les noms qu'on lui prête, cette énergie universelle est associée à toute matière vivante. Elle émane de tout homme, animal et de toute plante et même de la terre et des roches à différents degrés. Elle pénètre partout, traverse la matière dite inerte. L'esprit peut parvenir à la contrôler et à la transmettre à distance. Il est possible de la détecter avec les mains, en particulier avec les doigts, certains parviennent à la voir. Le champ d'énergie universelle, appelé aussi "bioplasma", sature l'espace, les objets animés et inanimés et les relient les uns aux autres. Il est inépuisable et alimente le champ d'énergie humaine que certains décrivent comme un corps lumineux entourant et baignant le corps physique.
Ce constat rejoint les enseignements ésotériques et la tradition orientale qui distinguent différents corps humains se superposant et s'interpénétrant, chacun d'entre eux étant plus fin et plus impalpable que le précédent, et porteurs de vibrations de plus en plus élevées. Cette énergie permet au lézard qui a perdu sa queue d'en reconstituer une autre. C'est elle qui amène la régénération des cellules endommagées et qui permet à nos organes de guérir lorsqu'ils sont malades. La médecine chinoise utilise le concept de cette enveloppe énergétique pour soigner par l'acupuncture. Cette technique médicale qui a fait ses preuves depuis des millénaires utilise les méridiens qui véhiculent dans le corps humain l'énergie vitale, polarisée positivement ou négativement, selon le principe d'équilibre entre le yin et le yang. Quand cette énergie circule librement, l'homme se porte bien, mais quand un déséquilibre affecte cette énergie, une pathologie risque de se développer. Ce qu'on appelle les chakras sont des centres énergétiques, des relais de transformation d'énergie. Pour cette conception de la médecine, énergie et matière sont deux manifestations différentes d'une seule et même réalité. Elles ne diffèrent que par l'effet de leurs niveaux vibratoires.

Petite histoire du magnétisme
Des gravures datant de l'époque néolithique (5 000 à 2 500 ans avant J.-C.), illustrent déjà l'imposition des mains. Dans l'Egypte antique, l'univers était considéré comme un tout cohérent traversé par d'invisibles courants d'énergie, un "fluide de vie", invisible et impalpable. La maladie était considérée comme la rupture de ce fluide et le prêtre-mage possédait le don de capter cette énergie et de l'utiliser pour rééquilibrer l'organisme. Certains bas-reliefs du musée du Louvre ou du British Museum montrent que ces pratiques étaient courantes en Egypte. On peut y distinguer le "ka", sorte de double du corps physique, qui pourrait bien correspondre au corps énergétique de l'homme. Les livres sacrés de l'Inde abondent en récits de guérisons par la parole, le regard ou l'imposition des mains. Dans le Taö te King, Lao Tseu enseigne la visualisation du flux et du reflux d'énergie afin de concentrer cette énergie spirituelle sur les centres affaiblis ou malades.
Dans l'Egypte antique, l'univers était considéré comme un tout cohérent, traversé par d'invisibles courants d'énergie. La maladie était considérée comme la rupture de ce fluide. Le prêtre-mage possédait le don de capter cette énergie et de l'utiliser pour rééquilibrer l'organisme malade en s'aidant de formules magiques dont il était le dépositaire, depuis sa naissance ou bien à la suite d'une révélation.
Les Grecs utilisaient, eux aussi, le magnétisme, mais seuls les initiés en connaissaient les rites et les techniques. Les Pythagoriciens admettaient l'existence d'un fluide émanant du corps et ils estimaient que sa transmission n'était pas empirique, mais procédait de données rationnelles. Dans L'Iliade, Homère évoque l'imposition des mains. Hippocrate aurait, lui aussi, pratiqué le magnétisme qu'il appelait "Vis medicatrix naturae". Un historien de l'école de Cos, en Grèce, relate : "Il étendait les mains au-dessus de la partie malade, les gardait immobiles ou bien leur faisait décrire des mouvements et les résultats obtenus semblaient prouver un étrange pouvoir thérapeutique".
Jésus a aussi pratiqué de nombreuses guérisons par l'imposition des mains. La notion de Dieu est toujours présente dans la longue histoire du magnétisme. "Je soigne mais c'est Dieu qui guérit", disait Ambroise Paré, et depuis, bien d'autres thérapeutes ont manifesté la même modestie.
Les Romains exécutaient des passes magnétiques dans les temples, particulièrement dans celui d'Esculape. Pline relate ainsi des guérisons opérées par certains hommes possédant une "vertu médicale". L'empereur Vespasien imposait ses mains sur la nuque des malades pour guérir la cécité et la paralysie alors que l'empereur Hadrien s'était spécialisé dans la guérison de l'hydropisie et des coliques.
Le père de la médecine hermétique, le médecin suisse Paracelse fut le premier à émettre l'hypothèse d'une énergie curative entourant le corps humain et qu'il baptisa "Archaeus". Carl Gustav Jung, qui le considérait non seulement comme un pionnier de la médecine chimique, mais aussi celui de la science curative empirique et psychologique, lui rendit hommage.
Deux siècles plus tard, Franz Anton Mesmer, docteur en médecine de l'université de Vienne, élabora sa théorie du "magnétisme animal". Il pensait que la santé dépendait de la bonne circulation du fluide vital et que la maladie s'installait lorsque sa circulation était perturbée. Mesmer connut une importante renommée. Le roi de France lui offrit vingt mille livres de rente afin de former des élèves et il jouit de l'amitié de personnages tels que Mozart, Haydn, Beethoven, le prince de Condé, la princesse de Lamballe, les marquis de Lafayette, Montesquieu et Rouvres, le comte de Noailles.
Mais semblable renommée excita de nombreuses jalousies, particulièrement celles du corps médical et des académies, et ses détracteurs parvinrent à convaincre le roi que le "magnétisme animal" n'existait pas. La commission de l'Académie de médecine avait même essayé d'obtenir de ses membres un engagement à ne pas se déclarer en faveur du magnétisme, sous peine de radiation. Malgré ses défenseurs, dont plusieurs savants prestigieux : le duc d'Eslon membre de l'Académie de médecine, le physicien Pierre Simon de Laplace, l'anatomiste Georges Cuvier, les procédés de Mesmer furent qualifiés de charlatanisme. Cependant le naturaliste Laurent de Jussieu, affirma alors : "Les résultats de mes expériences sur le magnétisme ne peuvent s'expliquer par l'imagination. L'action d'un homme sur un autre homme est démontrée, elle peut être attribuée à un fluide universel non démontré que j'appelle le fluide électrique animalisé".
A partir de cette époque, les adeptes du magnétisme se multiplièrent, dont le marquis de Puységur, maréchal de camp et gouverneur de l'Ecole d'artillerie de La Fère, qui abandonna sa carrière militaire pour se consacrer aux soins des malades, Deleuze, bibliothécaire au Muséum d'Histoire naturelle, et le baron du Potet de Sennevoy, qui travaillait à l'Hôtel-Dieu et fit une démonstration patente du magnétisme, mais reçut l'interdiction d'exercer dans les hôpitaux de Paris. A son tour, le Dr Foissac obtint de l'Académie de médecine un nouvel examen de la découverte de Mesmer. La conclusion était éloquente : "Le magnétisme a agi sur des personnes d'âge et de sexe différents. [...] Ce sont de phénomènes physiologiques et thérapeutiques bien constatés". Mais les choses en restèrent là.
En 1866, le Dr Liébault, qui dirigeait l'Ecole de médecine de Nancy, reprit les recherches sur le magnétisme. La rigueur de ses expériences attirèrent l'attention de chercheurs éminents, tels les professeurs Jean Charcot et Charles Richet, qui étudièrent à leur tour le caractère physique du magnétisme. Enfin, en 1882, Hector Durville parvint à établir la polarité de l'agent magnétique et fonda la Société magnétique de France. Mais, tandis que les avis restaient partagés sur l'existence du magnétisme, la médecine évoluait et le spécialiste devenait un technicien rationnel à l'extrême. Il n'y avait plus de malades, mais seulement des maladies, analysées et répertoriées, et dont les traitements variaient selon la nature de celles-ci et sans tenir compte de la personnalité et de "l'histoire" du malade.
En 1903, un physicien de Nancy, René Blondot, découvrit des rayons qui émanaient du corps humain et émettaient un fluide. Il baptisa ces rayons N à cause de la ville de Nancy où avait eu lieu sa découverte. En 1904, il fit part de sa découverte à la Faculté des sciences, en expliquant que le corps humain dégage des effluves invisibles qui peuvent être détectés à plus de deux mètres. Mais ses pairs demeurèrent sceptiques, lui reprochant d'être le seul, à part ses collaborateurs, à voir ces fameux rayons N. Personne ne lui proposa de faire une démonstration ou de pousser plus loin ses expériences. Une fois de plus la science refusait d'admettre un fait qui la gênait et René Blondot abandonna ses travaux.
Cependant, bien des années plus tard, Lucien Romani, directeur du laboratoire Eiffel d'essais aérodynamiques subsoniques, publia une "Théorie générale de l'Univers physique" dans laquelle il reprenait les travaux de Blondot. Il constatait que le physicien parlait de l'éther en employant les mêmes mots que Mère, la compagne de Sri Aurobindo. Sans rien connaître de la physique, elle décrivait un monde parallèle au nôtre, qu'elle explorait en état de méditation. Lorsqu'on compare les travaux de Mère et de Blondot, on est frappé par la similitude de leurs descriptions.
En 1911, le docteur W.J. Kilner publia ses travaux concernant un champ d'énergie humaine qu'il étudia à travers des filtres de couleurs. Il put constater que cette luminosité, aux contours imprécis, différait beaucoup d'un sujet à un autre suivant son âge, son état de santé et sa forme psychique ou intellectuelle. Il mit au point un système de diagnostic, basé sur l'apparence de cette enveloppe fluidique qu'il appela aura. Or, bien avant que la religion catholique ne s'en empare, les peintres de l'Inde, de l'Egypte et de la Grèce antique entouraient d'un halo lumineux la tête et le haut du corps de certains personnages. Depuis des siècles les clairvoyants décrivent cette aura, ses couleurs et ses vibrations.
A partir des années 1930, le Dr Wilhelm Reich, psychiatre de l'école de Vienne et collègue de Freud, utilisa les instruments les plus perfectionnés de son époque pour étudier l'énergie universelle qu'il appela "orgone". Il observa les émanations de micro-organismes à l'aide d'un microscope très puissant et se livra à de multiples expériences sur cette énergie.

Les recherches actuelles
Le Pr. Yves Rocard, qui dirigea pendant plus de 30 ans le laboratoire de l'Ecole normale supérieure, qui fut le concepteur du pont de Tancarville et l'un des pères de la bombe atomique française, a étudié scientifiquement le phénomène électromagnétique humain et a conclu que l'homme réagit à toute modification du champ magnétique. Il avouait : "que nous soyons surpris par des variations magnétiques aussi infimes étonne le physicien comme le biologiste, mais c'est un fait désormais bien établi". Chez l'homme, les cristaux de magnétite sont situés à six endroits bien précis : les tempes et les muscles oculaires, la nuque, les glandes surrénales, les genoux et les talons. Les guérisseurs possèdent un supplément de magnétite dans les mains et au bout des doigts.
Pour le Pr. Rocard, le magnétiseur doit posséder des caractéristiques bien spécifiques : ses doigts peuvent provoquer la rotation d'un pendule tenu par un sujet, en agissant sur les arcades sourcilières de ce sujet. Il est capable de modifier des œufs, de la viande, des légumes et des fruits, avec une simple imposition des mains. Il peut faire tomber en arrière un sujet par le seul fait de tendre, vers le dos du sujet, les mains à environ 60 cm de la base de son cou. Par ce geste, il perturbe le champ magnétique qui entoure le sujet, lequel perd alors l'équilibre. Dans La recherche de janvier 1984, le Pr. Rocard disait : "Devant les faits qui s'accumulent, il serait grand temps que le rationalisme cesse de se voiler la face et consente à ouvrir les yeux : on ne peut refuser de reconnaître à l'homme une sensibilité magnétique, ni nier à quel degré les magnétiseurs en sont doués".
La physique moderne nous apprend que l'être vivant est constitué d'un paquet d'énergie qu'il puise à l'extérieur et dépense sans cesse, qu'il "absorbe et consomme puisque tout se réduit, en dernière analyse, à des phénomènes énergétiques", comme le définit le physicien Stéphane Lupasco. A l'étranger, les Soviétiques ont recueilli une somme considérable d'informations sur le magnétisme. Certains scientifiques de l'Institut A.S. Popow de bio-informations ont découvert que les organismes vivants émettent des vibrations d'énergie dont les fréquences varient de manière spectaculaire. Ils ont nommé cette énergie "bio-champs" ou "bioplasma". Leur découverte, confirmée par l'Académie des sciences de Moscou, fut bien accueillie et largement commentée par les milieux scientifiques de Grande-Bretagne, d'Allemagne, des Pays-Bas et de Pologne.
Quant aux Etats-Unis, ils ont mené de très nombreuses expériences sur la sensibilité magnétique des êtres humains et la NASA a expérimenté les champs magnétiques. A l'université de Californie (UCLA), le Dr Valerie Hunt et son équipe ont étudié les signaux à basse fréquence émis par le corps humain. A l'issue de ses travaux, le Dr Hunt a déclaré que les "chakras" (centres subtils d'énergie vitale décrits par la médecine et la philosophie orientales) "portent bien, en effet, les couleurs décrites dans la littérature ésotérique".
En Chine populaire, le Dr Zheng Rongliang, de l'université de Lanzhou, a réussi à mesurer l'énergie irradiée par le corps humain avec un appareil qui sert à mesurer les basses intensités. A Shanghai, l'Anatomic Nuclear Institute de l'Académie Sinica est parvenu à détecter ce que les Chinois appellent le C'hi (ou Qi), énergie vitale comparable à un flux de microparticules d'un diamètre de soixante microns environ et d'une vélocité de vingt à cinquante centimètres par seconde.
Tous ces travaux démontrent les particularités de l'énergie qui se dégage du corps humain et se meut comme un fluide. Les particules sont minuscules, voire subatomiques, ainsi que le signalent la majorité des chercheurs. Lorsque ces menues particules se rassemblent, elles forment une sorte de nuage que les physiciens appellent "plasma". Il ressort de ces observations que le champ énergétique humain se comporte comme un fluide ou comme l'air et, d'après le comportement de ces plasmas, des physiciens pensent qu'il pourrait s'agir d'un état intermédiaire entre l'énergie et la matière.
Selon ces théories, le corps physique serait la partie la plus dense d'autres corps qui nous appartiennent aussi, mais sans que nous en ayons conscience car ils sont invisibles. Ces corps seraient composés de particules subtiles, vibrant à des taux de plus en plus élevés à mesure qu'elles s'éloignent de la matière. C'est la lenteur de ces vibrations qui rendrait notre corps visible. Et pour les médecines énergétiques, toute maladie du corps physique représente la densification d'un mal analogue du corps subtil.
Lorsque notre taux vibratoire diminue, notre organisme court le risque d'entrer en accord de résonance avec des microbes ou des virus qui resteraient inoffensifs si nos vibrations demeuraient plus élevées. Le magnétiseur agit sur ce taux vibratoire, soit par transfert d'énergie, soit par restructurations d'énergies perturbées. Il peut même bloquer la prolifération de cellules tumorales et enkyster une tumeur solide, neutralisant ainsi un cancer aussi bien chez l'animal que chez l'homme. Des exemples cliniquement constatés sont cités dans l'ouvrage collectif "Nouvelles approches sur le cancer".
C'est en examinant les radiations électromagnétiques du corps humain que des scientifiques russes ont découvert la réalité physique de ce qu'on appelle l'aura. Leurs travaux confirment les anciennes croyances ésotériques d'une aura humaine qui rayonnerait autour du corps physique. Le schéma d'énergie vitale s'est à présent largement imposé dans de nombreuses méthodes médicales modernes qui soignent le corps bioplasmique. Lorsque ce corps tombe malade, l'aura change de couleur et de forme.
Certains magnétiseurs situent la partie malade du corps par une approche sensitive de cette enveloppe bioplasmique afin de détecter les blocages de l'énergie qui ne circule plus librement. Pour ceux qui soignent avec cette notion, les deux corps influent l'un sur l'autre et ce qui affecte l'un, affecte évidemment l'autre. Il est évident qu'en traitant les deux corps simultanément, le processus de guérison est bien plus rapide et efficace. C'est là que l'union de ces deux sortes de médecines peut être spectaculaire, l'une soignant le corps bioplasmique par le magnétisme, l'autre soignant le corps physique par toute sorte de moyens classiques.
Nombre de médecins sont prêts à travailler avec les magnétiseurs dont l'action facilite les thérapeutiques qu'ils utilisent au niveau du corps physique. Mais, légalement, ces médecins n'ont pas le droit de collaborer avec les magnétiseurs et autres guérisseurs, au risque d'être accusés de complicité d'exercice illégal de la médecine. Ainsi, à la lumière de la physique moderne, le magnétisme se dépouille de sa connotation purement magique pour devenir une thérapeutique "rationnelle", au sens propre de ce mot bien trop galvaudé. Il devient alors "normal" qu'en travaillant sur la structure énergétique de l'homme, on puisse produire un effet sur son organisme, même à distance. Malheureusement, dans sa grande majorité, le corps médical, qui se prétend pourtant "scientifique", fait fi des concepts modernes de la physique et refuse de prendre en considération ce qui dépasse son entendement.
De nos jours, de très nombreux guérisseurs pratiquent le magnétisme avec des résultats très inégaux. Il est certain que ceux qui sont à la fois sérieux et doués sont en minorité. La meilleure façon d'évaluer leur compétence reste le taux de fréquentation de leur cabinet. Il est évident que de très nombreux guérisseurs ne sont que des charlatans dangereux, mais il faut cependant éviter de faire l'amalgame. Il y a de bons et de mauvais guérisseurs comme il y a de bons et de mauvais médecins, et les diplômes n'ont rien avoir avec la différence d'efficacité. Et l'hypocrisie qui consiste à ignorer ces moyens thérapeutiques favorise le charlatanisme.

L'action à distance
Nombre de ceux qui admettent l'action du magnétisme ont souvent beaucoup de mal à accepter qu'il puisse opérer à distance. Or, tous les grands magnétiseurs, à peu près sans exception, opèrent à distance avec des succès indéniables. Pourquoi n'existerait-il pas des liens de pensée entre le guérisseur et le patient, surtout quand ils ont déjà travaillé ensemble ?
En 1982, l'expérience du physicien Alain Aspect prouva que deux photons qui avaient été unis puis séparés par une distance de 15 mètres continuaient à rester en communication l'un avec l'autre, en dehors de tout procédé physique connu. Pourquoi ne pas imaginer de semblables connexions entre les êtres humains ? Pourquoi l'esprit, qui semble posséder des dimensions encore inconnues de la plupart d'entre nous, serait-il incapable de guérir à distance ?
Un savant américain, le Pr. Donald Carr, a dressé le bilan des résultats obtenus ces dernières années par des équipes américaines, russes et japonaises, et il est parvenu à conclure que la cellule vivante, et donc l'homme, est douée d'une possibilité de communication du type des ondes électromagnétiques à très basses fréquences. Alors que les Européens et les Américains s'interrogent encore sur les possibilités de guérisons à distance, la plupart des savants soviétiques sont persuadés de leur réalité. Il est vrai qu'ils ont des années d'expérience derrière eux. Les recherches sur l'influence de la pensée sur la matière sont, depuis longtemps, classiques dans ce pays.
Des chercheurs de l'Institut médical de Novossibirsk ont étudié les phénomènes biologiques concernant les interactions des cellules à distance. Ces travaux, maintes fois publiés dans des revues scientifiques soviétiques, ont été inscrits au registre national par le Comité sur les inventions et les découvertes du Conseil des ministres en octobre 1972, sous le titre : "Interactions intercellulaire à distance entre cultures de tissus". Ils prouvent qu'il existe une relation universelle au sein de la matière. Selon le Dr Vlail Kaznacheïev, l'information serait transmise par les ondes électromagnétiques dans la bande de l'ultraviolet.
De son côté, le Pr. Lentin, qui a travaillé avec le Pr. Vassiliev à Leningrad, a publié une thèse qui traite des modifications apparaissant dans l'enregistrement des ondes cérébrales d'un sujet qui se trouve dans une pièce éloignée d'un autre sujet, soumis à des électrochocs. L'institut de médecine clinique et expérimentale de Novossibirsk a mené des travaux, maintes fois publiés dans des revues scientifiques, qui prouvent qu'il existe une relation universelle au sein de la matière et que l'information serait transmise par des ondes électromagnétiques dans la bande des ultraviolets. Mais tous ceux qui nient cette action à distance sous la seule raison qu'elle est "impossible" ignorent évidemment ces travaux, menés par des scientifiques particulièrement "matérialistes", et dont on ne peut mettre en doute la rigueur scientifique.

Sylvie Simon
Journaliste et écrivain, spécialisée dans l'investigation scientifique et, plus particulièrement, médicale, a publié, entre autres :
"Enquête sur le don de guérir", Ed. Philippe Lebaud,
"La Dictature médico-scientifique", Ed. Filipacchi,
"Vaccination l'overdose", Ed Déjà.

Son dernier livre :
"Vaccin Hépatite B, les coulisses d'un scandale", en collaboration avec le Dr Marc Vercoutère, Ed. Marco Pietteur
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