Les causes du changement climatique
Le 01 février 2007
Vu dans novethic.fr
Le changement climatique est dû à une augmentation très rapide de la concentration dans l’atmosphère des gaz à effet de serre. Cette augmentation est due au moins pour partie à des activités humaines, notamment la combustion de produits fossiles, comme le gaz et le pétrole. En France en 2004, les 4 secteurs les plus émetteurs de gaz à effet de serre étaient :
Les transports (26% des émissions)
Les transports sont le secteur dont les émissions ont le plus augmenté depuis 1990. C’est l’un des secteurs les plus problématiques pour réduire les émissions, car les alternatives technologiques ne sont pas encore mûres sur certains segments, comme la voiture, ou totalement inexistant sur d’autres, comme l’aviation.
L’industrie (20% des émissions)
Contrairement à une idée reçue, les émissions du secteur industriel ont décru de plus de 20% en France depuis 1990. Cette décroissance s’explique en partie par les efforts réalisés par les industriels, incités par des réglementations de plus en plus strictes. La concentration de ces émissions sur quelques grands sites (centrale de production d’électricité à partir de charbon ou de gaz, cimenterie, hauts fourneaux…) a par exemple permis à l’Union européenne de mettre en place un système de quotas d’émission qui couvre plus de la moitié de ses émissions de gaz à effet de serre. Toutefois, la baisse des émissions industrielles françaises est aussi liée à la délocalisation d’usines dans des pays en voie de développement et pose donc la question des conséquences environnementales de ces délocalisations.
Les bâtiments (19%)
Les bâtiments constituent un secteur d’autant plus important pour la lutte contre le changement climatique que c’est celui où les solutions techniques sont les plus accessibles pour réduire significativement les émissions. Par exemple, on sait aujourd’hui construire des bâtiments qui produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment, notamment grâce à une excellente isolation et l’apport d’énergies renouvelables. Toutefois, ces technologies, si elles peuvent techniquement être mises en œuvre dans la plupart des constructions neuves, sont complexes à transposer aux bâtiments existants, alors que leur durée de vie leur donne un impact essentiel sur les émissions de gaz à effet de serre du secteur.
L’agriculture (19%)
Les émissions du secteur agricole proviennent pour moitié environ de l’utilisation d’engrais, d’origine synthétique ou animale, qui ont un fort contenu en azote, et pour l’autre moitié de l’élevage, émetteur à travers à la fois les rots des bovins (près de 5% des émissions nationales !) et les déjections animales. Si des solutions techniques pour réduire ces émissions existent, une réduction significative ne pourra avoir lieu que via une réduction de la consommation de viande animale, puisque les émissions sont proportionnelles à la taille du cheptel. Pour mémoire, au niveau mondial, la consommation de viande s’élève à 38 kg par habitant et par an, contre 88 kg consommés annuellement par un Européen et aux 92,5 kg consommés par un Français. Par ailleurs, le secteur agricole présente de nombreux atouts pour réduire les émissions françaises à travers le remplacement de produits nécessitant beaucoup d’énergie pour leur fabrication (ciment, acier…) par des biomatériaux : chanvre, bois, etc.
novethic.fr
Le changement climatique est dû à une augmentation très rapide de la concentration dans l’atmosphère des gaz à effet de serre. Cette augmentation est due au moins pour partie à des activités humaines, notamment la combustion de produits fossiles, comme le gaz et le pétrole. En France en 2004, les 4 secteurs les plus émetteurs de gaz à effet de serre étaient :
Les transports (26% des émissions)
Les transports sont le secteur dont les émissions ont le plus augmenté depuis 1990. C’est l’un des secteurs les plus problématiques pour réduire les émissions, car les alternatives technologiques ne sont pas encore mûres sur certains segments, comme la voiture, ou totalement inexistant sur d’autres, comme l’aviation.
L’industrie (20% des émissions)
Contrairement à une idée reçue, les émissions du secteur industriel ont décru de plus de 20% en France depuis 1990. Cette décroissance s’explique en partie par les efforts réalisés par les industriels, incités par des réglementations de plus en plus strictes. La concentration de ces émissions sur quelques grands sites (centrale de production d’électricité à partir de charbon ou de gaz, cimenterie, hauts fourneaux…) a par exemple permis à l’Union européenne de mettre en place un système de quotas d’émission qui couvre plus de la moitié de ses émissions de gaz à effet de serre. Toutefois, la baisse des émissions industrielles françaises est aussi liée à la délocalisation d’usines dans des pays en voie de développement et pose donc la question des conséquences environnementales de ces délocalisations.
Les bâtiments (19%)
Les bâtiments constituent un secteur d’autant plus important pour la lutte contre le changement climatique que c’est celui où les solutions techniques sont les plus accessibles pour réduire significativement les émissions. Par exemple, on sait aujourd’hui construire des bâtiments qui produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment, notamment grâce à une excellente isolation et l’apport d’énergies renouvelables. Toutefois, ces technologies, si elles peuvent techniquement être mises en œuvre dans la plupart des constructions neuves, sont complexes à transposer aux bâtiments existants, alors que leur durée de vie leur donne un impact essentiel sur les émissions de gaz à effet de serre du secteur.
L’agriculture (19%)
Les émissions du secteur agricole proviennent pour moitié environ de l’utilisation d’engrais, d’origine synthétique ou animale, qui ont un fort contenu en azote, et pour l’autre moitié de l’élevage, émetteur à travers à la fois les rots des bovins (près de 5% des émissions nationales !) et les déjections animales. Si des solutions techniques pour réduire ces émissions existent, une réduction significative ne pourra avoir lieu que via une réduction de la consommation de viande animale, puisque les émissions sont proportionnelles à la taille du cheptel. Pour mémoire, au niveau mondial, la consommation de viande s’élève à 38 kg par habitant et par an, contre 88 kg consommés annuellement par un Européen et aux 92,5 kg consommés par un Français. Par ailleurs, le secteur agricole présente de nombreux atouts pour réduire les émissions françaises à travers le remplacement de produits nécessitant beaucoup d’énergie pour leur fabrication (ciment, acier…) par des biomatériaux : chanvre, bois, etc.
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