Flamme verte, label exemplaire du bois énergie
Le 04 janvier 2009
Vu dans novethic.fr
En France, premier producteur européen de bois énergie, près de 6 millions de ménages sont équipés de chauffages au bois. Lancé en 2000, Flamme Verte regroupe aujourd′hui plus d′une cinquantaine de fabricants engagés dans l′écoperformance de leurs produits. Poêles, inserts, foyers fermés... Un mieux-disant synonyme de crédit d′impôts. Mais aussi de création d′emplois.
«Le label Flamme Verte caractérise deux performances : le rendement énergétique de l′appareil et celui de l′hygiène de la combustion», explique Damien Mathon, délégué général adjoint et gérant de Flamme Verte Communication au sein du syndicat des énergies renouvelables. Le rendement porte sur la capacité de l′appareil à produire un maximum d′énergie à partir d′une certaine quantité de bois. Ou en produire autant, mais avec moins de bois... Ce qui réduit les émissions dans l′environnement et la facture du client, souligne le délégué général adjoint. La combustion du bois, jamais parfaite, s′accompagne de l′émission de toute une série d′imbrulés organés. Des suies, des hydrocarbures, des composés organiques volatils (COV), du monoxyde de carbone (CO). Une centaine de polluants, distincts des gaz à effet de serre. «Plus le traceur retenu, le CO, est bas, plus la combustion est pure et les fumées réduites.»
«Au démarrage, les exigences de performance n′étaient pas très sévères, poursuit Damien Mathon. Le but étant, chaque année, de resserrer les critères de rendement et de CO pour tirer la profession vers le haut». En 2000, par exemple, le rendement minimum était de 60 % et le taux de CO fixé à 1 %. Aujourd′hui, le rendement doit être de 70 %, et le CO à 0,5 %. Soit un taux de CO divisé par 2. «L ′objectif du label, résume le représentant de Flamme Verte, c′est d′être un facteur d′amélioration continue, échelonnée dans le temps. Et d′être un outil de communication pour faire un peu de pédagogie sur le bois énergie.»
Bon produit, bon conduit, bon combustible
La performance du bois énergie rappelle Damien Mathon, comme toute combustion, demande en effet le respect d′au moins trois règles : un bon équipement, une bonne installation, et un bon combustible. Un quatrième, également essentiel, tient à la bonne conduite du feu. «Mieux vaut en la matière, s′en tenir aux recommandations des fabricants, notamment sur les arrivées d′air. Car la performance finale tient à l′ensemble du système, pas uniquement au produit.» Pour les particuliers, tout l′intérêt du label Flamme verte est la garantie d′accés à un crédit d′impôt de 50 % du coût du matériel.
Actuellement, le label fait largement mieux que la réglementation, qui impose 50 % de rendement contre 70 % chez Flamme Verte. Et un peu mieux que le critère d′éligibilité au crédit d′impôt, avec une exigence de moins de 0,5 % de CO au lieu de 0,6 %. «Mais l′accès à ce crédit d′impôt n′est pas seulement technique, nuance Damien Mathon. Il est soumis à des conditions administratives, afin que l′installation soit par exemple faite par un professionnel, ou située dans la résidence principale.»
En 2007, le marché des chauffages au bois vendus en France totalise 220000 foyers fermés, et à peu près 180000 poêles à bois. Des appareils indépendants, auxquels s′additionnent 10000 cuisinières. Et entre 20 et 25000 chaudières. Dans ce marché de masse, avec des centaines de milliers d′appareils par an, Flamme Verte labelllise aujourd′hui près de 70 % du marché. «Il faut savoir qu′au 1er janvier 2009, les critères de CO vont être encore durcis, passant de 0,5 à 0,3 %, commente Damien Mathon. Le nombre d′appareils «Flamme verte» va donc fortement baisser en début d′année. Puis, au fil des mois, pour avoir accès au crédit d′impôt, un nombre croissant d′appareils va répondre à ce nouveau critère. Alors, la part remonte.»
Amélioration progressive
Car le label ne traite que des produits. Pas du fabricant. Certains adhèrent pour deux produits, d′autres pour 90 % de leur gamme. Flamme Verte compte à ce jour une trentaine de constructeurs d′appareils indépendants. Et une vingtaine de fabricants de chaudières. «Ne pas contribuer au réchauffement climatique est une bonne chose. Mais cela ne suffit pas,» insiste Damien Mathon. Le respect des critères d′amélioration n′est pas toujours facile. Tout n′a pas été réussi en temps et en heure, concède le gérant du label. «En 2000 par exemple, les taux de 2009, techniquement compliqués à atteindre, étaient programmé pour 2007. Il y a eu du décalage, parce que le développement de nouveaux appareils à pris du temps – deux ans pour le modèle Zéro CO de Fondis – et qu′il faut ensuite l′intégrer à la gamme, etc. Ces investissements R&D commencent à porter leurs fruits.» Et trouver leur marché. La filière des appareils de chauffage au bois, de 22000 équivalents temps plein aujourd′hui, prévoit d′atteindre les 38000 emplois en 2012.
Maxence Layet novethic.fr
Une cheminée Zéro CO !
Pour ses trente ans, l′entreprise alsacienne Fondis commercialise une cheminée sans émission de monoxyde de carbone (CO). Ou presque. Dévoilé au Sireme 2008, le salon des énergies renouvelables et de la maitrise de l′énergie, le modèle Zéro CO intègre un foyer «catalytique» au contact duquel les résidus s′oxydent et deviennent non polluants. L′émission de CO tombe ainsi à 0,03 %, soit dix moins que le seuil de 0,3 % requis par Flamme Verte.
En France, premier producteur européen de bois énergie, près de 6 millions de ménages sont équipés de chauffages au bois. Lancé en 2000, Flamme Verte regroupe aujourd′hui plus d′une cinquantaine de fabricants engagés dans l′écoperformance de leurs produits. Poêles, inserts, foyers fermés... Un mieux-disant synonyme de crédit d′impôts. Mais aussi de création d′emplois.
«Le label Flamme Verte caractérise deux performances : le rendement énergétique de l′appareil et celui de l′hygiène de la combustion», explique Damien Mathon, délégué général adjoint et gérant de Flamme Verte Communication au sein du syndicat des énergies renouvelables. Le rendement porte sur la capacité de l′appareil à produire un maximum d′énergie à partir d′une certaine quantité de bois. Ou en produire autant, mais avec moins de bois... Ce qui réduit les émissions dans l′environnement et la facture du client, souligne le délégué général adjoint. La combustion du bois, jamais parfaite, s′accompagne de l′émission de toute une série d′imbrulés organés. Des suies, des hydrocarbures, des composés organiques volatils (COV), du monoxyde de carbone (CO). Une centaine de polluants, distincts des gaz à effet de serre. «Plus le traceur retenu, le CO, est bas, plus la combustion est pure et les fumées réduites.»
«Au démarrage, les exigences de performance n′étaient pas très sévères, poursuit Damien Mathon. Le but étant, chaque année, de resserrer les critères de rendement et de CO pour tirer la profession vers le haut». En 2000, par exemple, le rendement minimum était de 60 % et le taux de CO fixé à 1 %. Aujourd′hui, le rendement doit être de 70 %, et le CO à 0,5 %. Soit un taux de CO divisé par 2. «L ′objectif du label, résume le représentant de Flamme Verte, c′est d′être un facteur d′amélioration continue, échelonnée dans le temps. Et d′être un outil de communication pour faire un peu de pédagogie sur le bois énergie.»
Bon produit, bon conduit, bon combustible
La performance du bois énergie rappelle Damien Mathon, comme toute combustion, demande en effet le respect d′au moins trois règles : un bon équipement, une bonne installation, et un bon combustible. Un quatrième, également essentiel, tient à la bonne conduite du feu. «Mieux vaut en la matière, s′en tenir aux recommandations des fabricants, notamment sur les arrivées d′air. Car la performance finale tient à l′ensemble du système, pas uniquement au produit.» Pour les particuliers, tout l′intérêt du label Flamme verte est la garantie d′accés à un crédit d′impôt de 50 % du coût du matériel.
Actuellement, le label fait largement mieux que la réglementation, qui impose 50 % de rendement contre 70 % chez Flamme Verte. Et un peu mieux que le critère d′éligibilité au crédit d′impôt, avec une exigence de moins de 0,5 % de CO au lieu de 0,6 %. «Mais l′accès à ce crédit d′impôt n′est pas seulement technique, nuance Damien Mathon. Il est soumis à des conditions administratives, afin que l′installation soit par exemple faite par un professionnel, ou située dans la résidence principale.»
En 2007, le marché des chauffages au bois vendus en France totalise 220000 foyers fermés, et à peu près 180000 poêles à bois. Des appareils indépendants, auxquels s′additionnent 10000 cuisinières. Et entre 20 et 25000 chaudières. Dans ce marché de masse, avec des centaines de milliers d′appareils par an, Flamme Verte labelllise aujourd′hui près de 70 % du marché. «Il faut savoir qu′au 1er janvier 2009, les critères de CO vont être encore durcis, passant de 0,5 à 0,3 %, commente Damien Mathon. Le nombre d′appareils «Flamme verte» va donc fortement baisser en début d′année. Puis, au fil des mois, pour avoir accès au crédit d′impôt, un nombre croissant d′appareils va répondre à ce nouveau critère. Alors, la part remonte.»
Amélioration progressive
Car le label ne traite que des produits. Pas du fabricant. Certains adhèrent pour deux produits, d′autres pour 90 % de leur gamme. Flamme Verte compte à ce jour une trentaine de constructeurs d′appareils indépendants. Et une vingtaine de fabricants de chaudières. «Ne pas contribuer au réchauffement climatique est une bonne chose. Mais cela ne suffit pas,» insiste Damien Mathon. Le respect des critères d′amélioration n′est pas toujours facile. Tout n′a pas été réussi en temps et en heure, concède le gérant du label. «En 2000 par exemple, les taux de 2009, techniquement compliqués à atteindre, étaient programmé pour 2007. Il y a eu du décalage, parce que le développement de nouveaux appareils à pris du temps – deux ans pour le modèle Zéro CO de Fondis – et qu′il faut ensuite l′intégrer à la gamme, etc. Ces investissements R&D commencent à porter leurs fruits.» Et trouver leur marché. La filière des appareils de chauffage au bois, de 22000 équivalents temps plein aujourd′hui, prévoit d′atteindre les 38000 emplois en 2012.
Maxence Layet novethic.fr
Une cheminée Zéro CO !
Pour ses trente ans, l′entreprise alsacienne Fondis commercialise une cheminée sans émission de monoxyde de carbone (CO). Ou presque. Dévoilé au Sireme 2008, le salon des énergies renouvelables et de la maitrise de l′énergie, le modèle Zéro CO intègre un foyer «catalytique» au contact duquel les résidus s′oxydent et deviennent non polluants. L′émission de CO tombe ainsi à 0,03 %, soit dix moins que le seuil de 0,3 % requis par Flamme Verte.


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