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Histoire de l'agriculture BIODYNAMIQUE
Le 29 janvier 2001
Vu dans Biocontact
A l'heure où tout le monde parle d'agriculture biologique, il est intéressant de jeter un regard rétrospectif sur les origines de cette agriculture. La méthode d'agriculture biodynamique est l'un des courants qui a lui donné naissance au début du siècle passé.
Suite à la première guerre mondiale, tout l'ancien ordre du monde s'effondra en Europe. L'agriculture redémarra et se trouva rapidement dans une phase prospère. Il fallait surmonter les séquelles de la première guerre mondiale et produire en quantité pour nourrir toute la population. L'utilisation des engrais minéraux s'accroissait fortement, entre autres par la conversion des usines d'explosifs en usines de fabrication d'engrais azotés. Les rendements augmentaient mais la bonne gestion de la matière organique sur la ferme et dans le sol diminuait toujours plus.

Les origines
Déjà à l'époque, de nombreuses personnes, sentant que le matérialisme qui avait dominé la deuxième moitié du XIXe siècle allait conduire l'humanité vers un chaos social et écologique, cherchaient de nouvelles perspectives d'avenir dans tous les domaines.
Sur le plan agricole, un groupe d'agriculteurs, conscient qu'il était nécessaire de donner de nouvelles impulsions à l'agriculture et au soin de la terre en général, pria Rudolf Steiner (1861-1925), scientifique et philosophe autrichien, de présenter comment il était possible de rénover l'agriculture. Parmi ces personnes on peut citer :
- Un agriculteur, E. Stegemann, qui avait observé une dégénérescence accélérée des variétés de plantes cultivées et une diminution de la qualité alimentaire. (Cela nous paraît étonnant mais des recherches plus récentes montrent bien que l'agriculture chimique a conduit à une baisse de la teneur en oligo-éléments dans les plantes cultivées. Une comparaison menée sur 20 légumes et fruits en Grande-Bretagne montre que la teneur en fer a diminué d'un quart et celle du cuivre de quatre cinquièmes entre les années 1930 et 1991. Une telle perte d'oligo-éléments peut avoir des conséquences importantes pour la santé des hommes et des animaux).
- Le Dr Werr, vétérinaire, qui avait constaté une diminution de fertilité dans les troupeaux et un affaiblissement constitutionnel dont témoigne par exemple la nécessité de traiter systématiquement tous les animaux d'élevage contre les vers (parasites), cela n'était pas le cas au XIXe siècle.
- Le Dr Streicher, chimiste, qui voyait les dangers de la fertilisation minérale, en particulier l'azote, et cherchait des indications pour une fumure vivante.
- La biologiste Lili Kolisko et le chimiste Ehrenfried Pfeiffer se demandaient comment mettre en évidence les forces de vie, l'influence des hautes dilutions (homéopathiques) et les influences des rythmes cosmiques sur le monde vivant.
- Et le gérant du domaine de Koberwitz, qui accueillit le cours chez lui, le comte Karl von Keyserlingk, très engagé dans le mouvement de rénovation sociale initié par Rudolf Steiner, cherchait des perspectives sociales et économiques pour l'agriculture de l'avenir.
Il est intéressant de constater que les cinq groupes de questions clés posées à Rudolf Steiner par ces différentes personnalités sont plus que jamais d'actualité aujourd'hui.
Donc, en 1924, Rudolf Steiner répondit à ces questions lors d'un séminaire de huit conférences donné devant 60 à 70 personnes, à Koberwitz en Silésie (dans la Pologne actuelle). Dans ce "cours aux agriculteurs", il ouvrit de larges perspectives pour une approche globale (écologique au sens large dirait-on aujourd'hui) de l'agriculture incluant toutes les influences y compris celles des astres.
L'agriculture biodynamique propose le principe de l'organisme agricole au cycle de production clos : le domaine cherche le plus possible à auto-produire tout ce dont il a besoin : fumure, aliment des animaux, semences, etc. En 1937, dans son livre "Fécondité de la terre", Ehrenfried Pfeiffer décrit ce concept ainsi : "tout ce qui fait partie de l'entreprise agricole - le sol, les animaux, les plantes, les hommes et aussi les plantes sauvages, les bois, la mare, les animaux sauvages, le climat local - tout ceci crée un organisme aux nombreuses interactions réciproques".
Le concept de biodiversité, actuellement très à la mode, était déjà un des piliers de cette agriculture. A ce propos, il faut préciser qu'il ne s'agit pas d'une agriculture protégeant la nature (au sens de mise en réserve) mais d'une agriculture participant à l'évolution de la nature et au maintien et l'enrichissement de sa diversité en espèces végétales et animales domestiques et sauvages.
Un des aspects fondamentaux est le soin de la fertilisation du sol basée sur le compost de déchets végétaux, l'emploi d'engrais verts variés et la culture des légumineuses apportant naturellement l'azote au sol. Le fumier animal est soigneusement composté avec l'apport de préparations spécifiques à base de plantes médicinales qui vivifient et assainissent le sol et les plantes.
Deux préparations utilisées à dose infinitésimale, brassées dans l'eau et pulvérisées, renforcent la vitalité et la résistance des plantes, leur permettant d'optimiser leur relation avec la terre et la lumière.
Ceci n'est qu'un très bref aperçu. Dans son cours, Rudolf Steiner ouvre de nombreuses pistes à explorer pour une agriculture en accord avec le monde vivant. Certaines de ces pistes ont été immédiatement mises en pratique et affinées dans leur application. De nombreuses autres indications demandent encore, 75 ans après, qu'on les approfondisse pour en tirer des applications pratiques, comme par exemple les procédés de régulation des parasites.
Rudolf Steiner incita aussi immédiatement les participants à mettre en pratique et simultanément à expérimenter. Pour cela, les agriculteurs présents au cours se réunirent en cercle de recherche dès 1924.
Pour mieux comprendre le contexte de l'origine de l'agriculture biodynamique, il faut savoir que Rudolf Steiner avait créé, dès 1902, une science de l'esprit, qu'il nomma anthroposophie (sagesse ou connaissance de l'homme). Il s'agissait pour lui de compléter les sciences de la nature, s'intéressant à l'aspect matériel du monde, par une approche rigoureuse, méthodique du monde de l'esprit.
Il est courant de parler d'esprit à propos de nos pensées mais il est moins habituel de considérer qu'il y a également une qualité spirituelle agissant dans la nature. Rudolf Steiner montre que nous pouvons exercer et affiner notre faculté de penser pour percevoir les forces agissantes dans la nature et dans chaque être vivant. Les indications données par Steiner pour l'agriculture, issues de sa recherche spirituelle, peuvent être jugées, comprises par le bon sens humain.
Il ne s'agit absolument pas de croire des théories. Ces indications peuvent être prises comme des hypothèses que l'on confronte à la réalité agricole pour voir dans quelle mesure elles élargissent les points de vue, en nous rendant attentifs à des niveaux de la réalité auxquels on ne prête guère attention d'ordinaire.
Par ailleurs, il faut préciser que tout un chacun peut utiliser totalement et librement la méthode biodynamique ou certains de ses aspects. D'ailleurs, certaines indications comme les tisanes et purins d'ortie ou de prêle ou les calendriers "lunaires", issues de l'agriculture biodynamique, ont depuis longtemps dépassé ses cercles et sont utilisées par de très nombreux jardiniers et agriculteurs.
L'approche scientifique "dominante" reste en grande partie soumise au matérialisme. De ce fait elle réduit la vie à son aspect quantitatif et matériel en l'approchant de manière parcellaire et analytique. Pour connaître un être vivant, on commence par en analyser tous ses constituants mais, ce faisant, on oublie souvent d'étudier de manière aussi approfondie ce qui relie ses constituants, sa "vie" et sa nature profonde. On le constate aujourd'hui avec les biotechnologies génétiques qui voudraient réduire les êtres vivants à leurs gênes.
Le poète et chercheur allemand Goethe (1749-1832) avait déjà pressenti ce danger du réductionnisme. Il avait créé les fondements d'une méthode scientifique permettant d'approcher les lois du vivant en observant les phénomènes de manière globale : quantitative et qualitative.
Jeune universitaire, Rudolf Steiner fut chargé d'éditer l'oeuvre scientifique de Goethe. Ainsi l'approfondissement de l'approche de la nature initiée par Goethe lui montra comment, par une observation rigoureuse de la nature, parvenir à approcher les forces de vie qui forment les êtres. Toute sa démarche scientifique prend appui sur cette "science goethéenne", dont on redécouvre ces derniers temps les richesses, en particulier l'idée de l'unité de la plante confirmée par la recherche botanique moderne.

L'enthousiasme des pionniers
Ce "cours aux agriculteurs" déclencha un enthousiasme énorme parmi les participants : de nombreux paysans sentirent qu'il y avait là une impulsion pour pratiquer l'agriculture de manière autonome en partenariat avec la nature. En 1930, un millier de fermes, dont de nombreux grands domaines de 200 à 1500 hectares, pratiquaient déjà l'agriculture biodynamique, essentiellement dans les pays de langue allemande.
En 1927, sur proposition de l'ancien chancelier allemand Michaelis, les agriculteurs se réunirent en une coopérative nommée Demeter pour vendre leurs produits. En 1932, la marque Demeter fut déposée. Depuis, cette marque collective désigne les produits issus de l'agriculture biodynamique. Aujourd'hui, en Europe, les produits Demeter satisfont aux exigences du règlement européen sur l'agriculture biologique et répondent au cahier des charges spécifique de l'agriculture biodynamique.
Le terme "biodynamique" fut créé en 1929 : biologique pour l'aspect écologique de cette agriculture et dynamique pour la stimulation des forces agissant sur la nature, en particulier par les préparations biodynamiques utilisées à doses très faibles (comme l'homéopathie).
Dans les années 1930-40, l'agriculture biodynamique se répandit dans de nombreux pays d'Europe et au-delà. De grands congrès annuels permettaient d'échanger et d'évaluer les expériences des uns et des autres...

La situation de 1933 à la deuxième guerre mondiale
La situation devint particulièrement difficile sous le pouvoir national-socialiste en place en Allemagne à partir de 1933. L'agriculture biodynamique pouvait-elle et devait-elle poursuivre son travail sous les nouvelles conditions politiques ? Un système de contrôle fut mis en place pour évaluer les résultats obtenus sur environ 50 fermes et maraîchages en biodynamie. Le contrôle donnant de bons résultats, on put poursuivre l'application dans la pratique. Pourtant, toutes les associations furent interdites et dissoutes, tous les ouvrages furent confisqués.
De nombreuses personnes responsables et actives dans le mouvement biodynamique furent arrêtées puis relâchées plus ou moins rapidement. Toute publication, information et activité de conseil sur le renouveau de l'agriculture fut interdite.

Reconstruire après la deuxième guerre mondiale
A la fin de la deuxième guerre mondiale, les troupes alliées occupèrent l'Allemagne. A l'Ouest, les occupants n'intervinrent pas dans l'économie agricole et dans les structures de la propriété agricole. Par contre, à l'Est, les propriétaires furent dépossédés de leurs biens et de nombreux habitants expulsés. Toutes les fermes biodynamiques pionnières de l'Est de l'Allemagne de la Pologne, etc. ne purent reprendre leur activité sous le régime soviétique.
La division de l'Allemagne fut une cassure pour le développement de l'agriculture biodynamique. Par contre, la grande expérience pratique déjà acquise avant la guerre constitua un fondement sur lequel on put s'appuyer pour poursuivre le travail en Allemagne de l'Ouest dans des fermes familiales de plus petite taille...

Le mouvement s'étend
C'est surtout à partir des années 1970 que le développement de l'agriculture biodynamique s'accentue avec les premières prises de conscience des problèmes d'environnement par un plus large public. En Allemagne, en Suisse, aux Pays-Bas et dans les pays scandinaves se créent de grandes fermes "associatives", soutenues par des associations de consommateurs ou amis de la ferme et basées sur l'idée d'organisme agricole.
Le développement est plus lent dans les pays du sud de l'Europe. On assiste également à la création d'initiatives sur les autres continents. L'Australie connaît un développement particulièrement fort de l'agriculture biodynamique sous l'impulsion entre autres d'Alex Podolinski qui a enthousiasmé de nombreux fermiers (environ 1.000) possédant des fermes de 500 à 1.000 hectares à pratiquer cette agriculture avec d'excellents résultats sur la vie du sol en particulier. En Nouvelle-Zélande également, nombre de fermes travaillent en biodynamie. Une étude scientifique menée sur ces fermes a récemment confirmé leurs excellents résultats agronomiques et économiques.
Sur le plan social, des initiatives expérimentales comme les CSA (Community Supported Farms) aux Etats-Unis prennent une large extension en s'élargissant à l'ensemble de la mouvance biologique. (entre 800 et 1.000 CSA actuellement). Au Canada aussi un certain nombre de fermiers s'intéressent à la méthode.
Après la chute du rideau de fer en 1989, des agriculteurs d'Europe de l'Est s'intéressent à l'agriculture biodynamique mais les situations sont difficiles, tant du point de vue foncier qu'économique. Des pionniers très courageux ont créé des fermes biodynamiques (Slovénie, Pologne, Hongrie, etc.). Parfois des kolkhozes sont en conversion dans les différents pays (Russie, Ukraine, etc.) mais le développement est lent car il y a un grand nombre d'obstacles à franchir.
Dans les pays en voie de développement, diverses initiatives ont également vu le jour à partir des années 1970-80. On peut citer Sekem en Egypte qui, sur la base d'une ferme biodynamique, a créé un ensemble de structures économiques, sociales et culturelles à large échelle. Au Brésil, l'Institut de Botucatu conseille un certain nombre de fermes et lance un travail avec les petits paysans.
Plus récemment depuis 1990 une initiative en Inde réunit un millier de petits producteurs de coton qui commercialisent ensemble vers l'Europe. On pourrait encore citer un grand nombre de réalisations qui ont chacune leur originalité, leur spécificité liée à la fois aux personnes qui les réalisent et au pays dans lequel elles sont créées. Aucune ferme biodynamique ne ressemble à une autre, chacun est le double reflet de son terroir et des hommes qui y soignent la terre.
Actuellement l'agriculture biodynamique est pratiquée sur tous les continents et sous toutes les latitudes, dans une cinquantaine de pays allant du Brésil au Japon en passant par la République Dominicaine et l'Inde. On compte environ 4.000 fermes pratiquant l'agriculture biodynamique avec la marque Demeter de par le monde, sachant que la taille et le nombre de personnes travaillant sur une ferme varie énormément.

La recherche biodynamique
Le développement de la pratique biodynamique fut toujours accompagné d'une recherche scientifique autonome, d'un conseil agronomique et d'une formation. Ceci est essentiel pour que cette agriculture évolue avec son temps.
Ainsi, de manière renforcée à partir des années 50-60, différentes initiatives pour la création d'institut de recherche se mirent en place : en Allemagne, en Suisse, en Suède, aux Etats-Unis, etc.
En Allemagne et en Suisse, aux Pays-Bas et en Suède en particulier, de nombreuses recherches comparatives (conventionnel, biologique, biodynamique) et sur les préparations biodynamiques en collaboration avec les universités et instituts officiels permirent d'obtenir une reconnaissance de cette méthode à la fois dans les milieux scientifiques et les ministères.
Dans les années 50, Ehrenfried Pfeiffer, qui avait émigré aux Etats-Unis, fonda un institut de recherche et mit au point un procédé de compostage des déchets urbains et déchets industriels divers très novateur. Malheureusement cette initiative s'arrêta faute de successeur.
Dans les années 1920-30, Lili Kolisko fit des recherches sur les influences des planètes, en particulier de la Lune sur les plantes. A partir de 1960, Maria Thun, s'appuyant sur ces travaux sur les influences des planètes, poursuivit les recherches en mettant au point son calendrier des semis. D'autres chercheurs comme Spiess et Zürcher travaillent sur le sujet, affinant et développant différents aspects de ce thème complexe.
Pour l'étude des forces de vie, plusieurs chercheurs, en particulier Pfeiffer, ont mis au point de différentes méthodes morphogénétiques : cristallisations sensibles, morphochromatographies, gouttes sensibles, etc. L'approche phénoménologique par l'observation régulière des plantes, de la forme de leurs feuilles, etc. a été développée depuis les années 1960.
Depuis longtemps, les agriculteurs biodynamistes ont cherché à sélectionner des variétés de plantes, en particulier des céréales adaptées à l'agriculture biologique et biodynamique. Dans les années 30, l'agriculteur Martin Schmidt sélectionna un seigle de haute taille pour l'agriculture biodynamique encore cultivé aujourd'hui. Ces vingt dernières années cette recherche s'est accentuée avec la création de nouvelles variétés inscrites au catalogue officiel en Allemagne et en Suisse.
La recherche biodynamique reste un parent pauvre en France à l'exception, notable, des recherches sur la qualité des produits alimentaires et des sols, etc. effectuées avec les méthodes des cristallisations sensibles et les morphochromatographies par des instituts et associations indépendantes.

Développement de l'agriculture biodynamique en France
Après une première de reconversion de ferme en Alsace dès 1925 et la publication, en 1937, du livre "Fécondité de la terre" d'Ehrenfried Pfeiffer, un groupe de personnes cherche, en 1939, une ferme au centre de la France pour créer un "refuge et un lieu de formation à la biodynamie". Pendant la guerre, ce sera le centre de formation La Sourdière, en Allier. Ce centre fermera en 1951.
Ensuite il n'existe que quelques rares initiatives isolées jusqu'à la création, en 1958, de "l'Association Française de Culture Bio-Dynamique", à Strasbourg avec environ 100 membres, en particulier des jardiniers qui utilisent les préparations biodynamiques. En 1965 est créé le bulletin de biodynamie, les "Lettres aux Amis des Champs et des Jardins" qui deviendra la revue "Biodynamis" en 1992.
En 1975 est créé le "Mouvement de Culture Bio-Dynamique". A partir 1968-69, dans la dynamique de la mouvance écologique de 1968, de nombreux jeunes gens s'intéressent à l'agriculture biodynamique. A partir de 1971, des cours d'introduction à l'agriculture biodynamique, au jardinage et à la botanique sont organisés régulièrement au Château de l'Ormoy (Cher).
Suite à cela, l'impulsion de l'agriculture biodynamique se développe dans différentes régions de France. Une école biodynamique est créée à l'Ormoy. Puis en 1990, une formation de deux ans reconnue par le Ministère de l'Agriculture (BPA polyculture élevage adapté à la biodynamie) est créée dans l'Est de la France.
En 1973 un groupe de producteurs du Mouvement de Culture Bio-Dynamique crée le "Syndicat d'Agriculture Bio-Dynamique" et, en 1979, l'Association pour la gérance de la marque internationale Demeter.
L'agriculture biodynamique se développe jusqu'à atteindre un nombre d'environ 350 fermes. Des associations régionales s'organisent dans différentes régions de France, elles organisent cours, journées portes ouvertes, congrès, etc. L'élaboration des préparations biodynamiques, à base de plantes médicinales, est une des activités essentielles de ces associations.
A partir des années 1990 en créant la revue Biodynamis, en augmentant l'édition et la diffusion de livres ainsi que la formation, le Mouvement de Culture Bio-Dynamique se développe.
A partir du début des années 1990 de plus en plus d'agriculteurs installés s'intéressent à l'agriculture biodynamique, en particulier les viticulteurs qui s'inquiètent pour leur sol et la qualité de leurs vins.
Depuis quatre ou cinq ans, suite aux multiples problèmes que connaît l'agriculture conventionnelle, les médias et le grand public (re)découvre l'agriculture biologique et dans sa foulée l'agriculture biodynamique.
En France, il existe aujourd'hui 175 fermes certifiées Demeter (certification CEE + contrôle Demeter) et on estime entre 350 et 400 le nombre de fermes qui travaillent totalement ou partiellement selon les méthodes biodynamiques.

Jean-Michel Florin, Animateur du Mouvement de Culture Bio-Dynamique, rédacteur de la revue Biodynamis.

Bibliographie
- Agriculture. Fondements spirituels de l'agriculture biodynamique, Steiner R., Ed. Anthroposophiques Romandes.
- Calendrier des semis (parution annuelle), Thun M., Ed. Mouvement de Culture Bio-Dynamique 92 p., en couleurs.
- La ferme biodynamique, Sattler F. et von Wistinghausen E., Ed. Ulmer, 340 p.
- Pratiquer la biodynamie. au jardin, Thun M., Ed. Mouvement de Culture Bio-Dynamique 126 p., en couleurs.
- La recherche en agriculture biodynamique, Koepf H. H., Cahier de Biodynamis, Ed Mouvement de Culture Bio-Dynamique.
- Revue trimestrielle Biodynamis. Pour tous renseignements :
tél. : 03.89.24.36.41. biodynamis@wanadoo.fr
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